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Les rumeurs de rachats dopent le secteur Biotech.. pour prolonger le rallye ?

Quoi de mieux lorsque vous êtes un courtier, que vous êtes sur un Top de marché (environ +50% sur 1 an pour le S&P Biotechnology) et que vous souhaitez le prolonger ? Vous annoncez des rumeurs de rachat, avec des primes significatives pour faire espérer les investisseurs et entretenir une forme de spéculation. Nous en avons eu ces dernières heures le parfait exemple: pas moins de trois courtiers ont évoqué de telles possibilités sur des cibles Biotechs.

Un rachat de VERTEX selon LEERINK

Le lundi 3 Juillet, l'analyste Geoffrey Porges de chez Leerink a avancé que Vertex (VRTX) était la meilleure option pour Gilead, qui est à la recherche d'une acquisition.

Porges considère Vertex comme l'une des rares options pour Gilead qui doit compenser l'érosion inévitable sur ses franchises de produits. Porges estime que le portefeuille de maladies rares de Vertex et son pipeline robuste "satisferaient tous les attributs critiques pour une acquisition significative pour Gilead - la pénurie, la taille, la sécurité et la synergie".

En détail, Porges avance que son scénario principal de prime d'acquisition sur Vertex se situerait entre 20 et 40% (soit entre 153 et 178 $ / titre). Il faut préciser que le cours de cette grosse biotech, déjà vlorisée 31 Milliards $, a déjà progressé de 75% en 2017.

Cette acquisition de Vertex permettrait d'accélérer la croissance de Gilead à long terme avec un taux de rendement de 8 à 10% par an pour les actionnaires de Gilead, selon Porges. Dans son modèle, il va même jusqu'à intégrer un scénario "blue sky" : Gilead pourrait payer jusqu'à 230 $ par action pour Vertex soit une prime de 80%.

Un rachat de PUMA BIOTECH selon CITIGROUP

Le même jour, Yigal Nochomovitz, analyste chez Citigroup, a avancé que Puma Biotechnology (PBYI) pourrait chercher à se faire racheté. Il s'agit d'une cible attrayante selon Nochomovitz, qui évoque un prix de rachat de 136 $ par action soit une prime d'un peu plus de 50%.

Un rachat de KERYX selon RAYMOND JAMES

Enfin, le courtier Raymond James a également envoyé un signal d'éventuel rachat sur la Biotech Keryx Biopharma (KERX). Le rationnel derrière un rachat de Keryx serait qu' à mesure que les entreprises de biotechnologie atteignent la commercialisation, il y a eu des discussions sur le potentiel des fusions et acquisitions (et Keryx est typiquement dans cette phase).

Dans son analyse, Reni Benjamin a avancé que la société pourrait valoir plus de 1 milliard $ en cas de rachat, soit une prime de près de 20% par rapport à la capitalisation boursière actuelle de 805 millions $ (le titre vient de prendre 30% en quelques semaines).

L'analyste a soumis quelques noms de prétendants possibles: DaVita (DVA), Sanofi (SNY) ou encore Vifor Frensenius.

CONCLUSION

Les rumeurs de rachat font bien entendu parti du paysage. Mais agiter le chiffon coup sur coup amène à poser des questions sur les véritables intentions de certains courtiers. Pour le moment, nous constatons une forte activité de rachats en biotech cette année : pas moins de 18 sociétés cotées se sont faites rachetées dans le secteur au premier semestre (contre une moyenne sur 10 ans de 12 rachats au 1er semestre). En clair, les investisseurs n'ont pas besoin de ce type de rumeurs. En revanche, les courtiers savent s'y faire pour en profiter.

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