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JPMorgan Healthcare Conference (Partie 2) : Les ambitions mondiales des biotechs françaises

Avec Nanobiotix à la JPMorgan Healthcare Conference

SF NANO

EXCLUSIF - Comme prévu, la première journée de la délégation de Nanobiotix à San Francisco a été bien remplie en termes de meetings notamment avec des investisseurs. L’équipe aura sans doute également l’occasion de croiser des compatriotes. Car les français sont nombreux cette année : Adocia, Cellectis, DBV Technologies, Erytech ou encore Genfit et Onxeo (liste non exhaustive) sont aussi présents.

Ce n’est évidemment pas pour y faire de la figuration. Pour Laurent Levy, président et co-fondateur de Nanobiotix, prendre part à la conférence JPMorgan révèle une ambition, que le dirigeant porte chevillée au corps. « Quand on examine les marchés européens, on y recense très peu d’entreprises passées en une génération de zéro à un géant du CAC 40, comparables à un Google, un Amgen ou autre Genentech. Alors que l’indice Nasdaq regorge d’entreprises qui n’existaient pas il y a quinze ou vingt ans ! », relève Laurent Levy. Au-delà des conditions macro-économiques, Laurent Levy impute avant tout cet écart entre l'Europe et les USA aux ambitions des sociétés et aux moyens qu’elles sont résolues à décrocher.

« Passer du statut de PME à celui de société, compétitive au plan international, disposant d’une surface financière suffisante pour se développer en tant que véritable industriel de la pharma : ces ambitions existent finalement peu en Europe. Il y a là un aspect culturel, ce qui est parfois le plus difficile à surmonter. Beaucoup d’entreprises se mettent des barrières psychologiques… Ensuite vient le problème du financement. Où en Europe une société émergente peut-elle obtenir des sommes très importantes pour la réalisations de projets ambitieux ?»

En prenant la situation dans l’autre sens, force est de constater que les sociétés que le marché a dernièrement récompensé sont celles qui vont activement chercher, y compris aux Etats-Unis, les moyens de leur développement, comme Cellectis, DBV ou Nanobiotix.

« Ceux qui réussissent aujourd’hui démontrent leur ambition de compter dans la santé à l’échelon mondial. Et pour cela il faut d’abord être conscient de la nécessité absolue de se développer à l’international en ouvrant des filiales, avec des recrutements locaux, aux USA évidemment mais de plus en plus en Asie aussi. L’erreur est de considérer qu’on peut tout démarrer de France et attendre de voir venir pour le reste du monde : il faut au plus tôt se placer sur un terrain de jeu global », martèle le dirigeant. « Dans cette optique, les entreprises françaises ont entrepris désormais d’aller chercher des financements aux Etats-Unis. Il y a certes en Europe des investisseurs très bien informés, aussi qualifiés que des américains, mais la profondeur du marché européen n’a rien à voir : les apporteurs potentiels de fonds sont tout simplement beaucoup plus nombreux aux USA ».

Cette question des ambitions qu’on se donne et des moyens qu’on est déterminé à réunir pour y parvenir, « c’est essentiellement ça finalement que les sociétés européennes viennent chercher à JPMorgan », conclut le dirigeant.

Lire la Partie 1 : LIEN ICI

Lire la Partie 3 : LIEN ICI

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