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Le centre de R&D français de GSK échoit à Oncodesign

La société Oncodesign, spécialisée dans la découverte de nouveaux candidats médicaments pour le compte de grands laboratoires, va reprendre le site de recherche de GSK à Villebon-sur-Yvette. Le groupe pharmaceutique britannique avait annoncé en 2015 son projet de cession de son unique site de R&D français, dans le cadre d'une refonte de son réseau mondial. GlaxoSmithKline abonde le projet via un
un financement de 35 millions d’euros sur quatre ans afin de permettre à Oncodesign d'intégrer les 57 salariés du site, qui étaient sous la menace d'un licenciement collectif faute de repreneur crédible. La firme bourguignonne est loin de faire une mauvaise affaire, d'autant que le site avait été rénové à grand frais il y a seulement quelques années.

Le Centre de recherche François Hyafil (du nom de son créateur, spécialiste en enzymologie décédé en 2006), institué en 1987, avait fait l'objet en 2010 d'un agrandissement et d'une modernisation pour un total de 51 millions d'euros. Ce labo est implanté près des Ullis au cœur du cluster de Paris-Saclay où opèrent notamment Ipsen, Sanofi (respectivement partenaire et ex-partenaire d'Oncodesign), le LFB (produits plasmatiques), GE Healthcare, le pôle de compétitivité Medicen... Unité de recherche flexible («Flexible Discovery Unit» selon la terminologie de GSK), le centre apportait ses connaissances et ses ressources à la fois en chimie médicinale, biologie, pharmacologie in vivo et pharmacocinétique, à différents programmes mondiaux du britannique.

« Nous sommes très heureux d’accueillir les collaborateurs du Centre de Recherches François Hyafil, des spécialistes de réputation internationale. Cette acquisition stratégique du centre de recherches de GSK permet de franchir une nouvelle étape clé dans le développement d’Oncodesign, et cela sans effet dilutif pour ses actionnaires. Elle va permettre à Oncodesign de dynamiser ses programmes de découverte de médicaments et ses activités d’expérimentation , et de se positionner en tant qu’acteur majeur sur le marché des ‘Full Drug Discovery Service’ , un nouveau marché pour Oncodesign », a déclaré Philippe Genne, le PDG d'Oncodesign.

« En nous dotant de nouvelles capacités à même d’améliorer notre productivité aussi bien en oncologie qu’ hors oncologie, cette acquisition renforcer a également nos partenariats stratégiques avec IPSEN, BMS et UCB , ainsi que nos propres programmes de découverte de médicaments basés sur la technologie Nanocyclix. Nous allons ainsi significativement accroître notre expertise scientifique dans l ’ un des centres de recherche les plus moderne s de France et acquérir de s savoir - faire complémentaires aux nôtres, hors oncologie. Associée à notre présence sur le campus d’innovation ouverte d’Ipsen, l’intégration du Centre de Recherches François Hyafil consolide encore notre présence au sein du pôle scientifique et technologique de Paris-Saclay , et nous permettra de bénéficier de l’innovation de cette région en complément de celle de notre site de Dijon. »

Outre le fait de pérenniser un site d'excellence menacé de fermeture, la reprise du centre François Hyafil constitue une opportunité unique pour Oncodesign de développer ses capacités, dans des conditions financières plus qu'attrayantes. Par comparaison, la masse salariale d'Oncodesign en 2015 s'élevait à 5,8 millions d'euros en 2015 pour un effectif passé de 72 à 103 collaborateurs en cours d'année. L'abondement de 35 millions d'euros sur les quatre prochaines années confère a priori une marge appréciable pour l'intégration des 57 nouveaux salariés issus de GSK.

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