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Du Grexit au Grexin : pari largement gagnant sur le secteur des biotechnologies en Bourse

Entre l’annonce par Alexis Tsipras d’un référendum au sujet des propositions des partenaires et la proclamation d’un accord avec ces derniers en vue d’une nouvelle aide massive, les marchés ont vécu des séances mouvementées. Jamais la Grèce n’est passée aussi près du Grexit, une éviction inédite de la zone euro. Un scénario qui avait certes les faveurs d’une fraction non négligeable des observateurs, mais néanmoins redouté (du moins à court terme) par une majorité d’intervenants ne serait-ce qu’en raison du désordre occasionné, l’éventualité n’ayant jamais été prévue.

Finalement au terme de plusieurs semaines de discussions et d’une ultime nuit de négociations, un compromis a été trouvé ouvrant la voie à un troisième plan d’aide à la Grèce. Si rien n’est totalement acquis, les marchés ont salué ce qui s’apparente à un consensus inédit entre le gouvernement de la gauche radicale Syriza élu en janvier dernier et les créanciers qui soutiennent à bout de bras les finances de la Grèce depuis plusieurs années.

Evolution des biotechs FR depuis la menace du GrexitLundi 29 juin lorsque l’annonce par Tsipras du recours au référendum avait fait ployer les indices, nous avions décrit l’intérêt d’une stratégie consistant à profiter des exagérations à la baisse –BUY THE DIPS– pour faire du trading sur les biotechs. Quinze jours plus tard, le bilan d’une telle stratégie, certes risquée, apparaît largement positif sur les biotechs françaises :

On constate que 76 % des biotechs thérapeutiques/diagnostiques de la cote parisienne ont progressé depuis la séance de lundi 29 avec un gain moyen de 8 %. Par comparaison, le CAC 40 qui est de retour ce 13 juillet à proximité de 5000 points affiche 2,5 % de progression.

Il faut souligner que réduire la crise économique mondiale que nous traversons depuis 2008 à des sujets très spécifiques (comme actuellement la Grèce) serait « une erreur grossière », pour reprendre les termes de John Plassard, Directeur adjoint chez Mirabaud Securities, la filiale de courtage du banquier privé genevois Mirabaud, et que la péripétie grecque pèse bien peu en regard de la trajectoire macro-économique de la zone euro, et a fortiori des Etats-Unis et de la Chine, dont les soubresauts actuels des marchés de capitaux sont autrement inquiétants.

Faut-il dès lors persévérer dans la stratégie « buy the dips » ? Saisonnièrement, la période d’accroissement de la volatilité des marchés commence à peine. Voici le comportement moyen du Vix sur les 20 dernières années tels que calculé par Brooke Thackray (Equity Clock) :

Volatility Seasonality (source Equity Clock)

En s’appuyant sur l’historique de cet indice, il faut donc se préparer à des remous de plus en plus marqués au cours des prochains mois sur les marchés. Pour autant, le segment des biotechs reste à privilégier justement en cette période. Equity Clock montre en effet également que la période historiquement la plus propice (pour les biotechs US) court du 23 juin au 13 septembre, soit à peu près à l’inverse du S&P 500. (Nota : pour plus de précision nous développons actuelleement un historique spécifique sur les biotechs européennes que nous présenterons prochainement à nos abonnés. Nous prenons ici les biotechs US comme proxy).

S5BIOTX Index seasonality (source Equity Clock)

On peut donc conclure que sauf exception à la règle :

  • primo, il est peu probable que le projet d’accord sur la Grèce (encore loin d’être signé comme nous l’avons dit) se traduise à lui seul par un écrasement de la volatilité ces prochains mois ;
  • secundo, la volatilité des indices généralistes reste une source d’opportunité sur les biotechs, en particulier au troisième trimestre.

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