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Plan européen d’union des marchés de capitaux : Onxeo pris en exemple

visite ONXEO Greciet Hill Sapin Photo_PVedrune"Société innovante, pan-européenne et en pleine expansion", la biotech Onxeo a accueilli lundi le Commissaire européen Jonathan Hill et le ministre français Michel Sapin dans le cadre d'une rencontre sur le thème de l'union des marchés de capitaux en Europe. Les grands argentiers souhaitent favoriser la croissance des entreprises européennes en facilitant l’investissement par les marchés.

Rare parmi les biotechs tricolores à avoir homologué avec succès plusieurs médicaments, Onxeo est aussi l'une des seules entreprises de son segment à avoir acquis une véritable assise européenne. Le groupe dirigé par Judith Greciet résulte en effet du rapprochement entre une société française et une société danoise. Si ce cas de figure est aujourd'hui encore exceptionnel, c'est aussi parce que de sérieuses difficultés se dressent aujourd'hui au plan financier et règlementaire pour des PME européennes qui souhaiteraient fusionner comme l'on fait, non sans heurts, BioAlliance et Topotarget. C'est justement ce type de difficultés que cherche à aplanir le projet d'union des marchés de capitaux (UMC) lancé par la Commission Juncker. Le Commissaire chargé des Services financiers, Jonathan Hill, a donc rencontré lundi 12 octobre les équipes d'Onxeo à Paris en compagnie du ministre français des Finances Michel Sapin pour présenter sa feuille de route.

"Quand je pense à l'Union des marché de capitaux, je pense à ce que je peux faire pour les entreprises d'Europe", a expliqué Lord Hill (dans un français excellent). "À cet égard, nous avons eu un échange très constructif avec Michel Sapin sur les manières de stimuler l'investissement et le financement des entreprises européennes. Nous sommes tous les deux en parfait accord : la priorité numéro un de l'Union des marchés de capitaux est la croissance et l'emploi. J'ai également expliqué à Monsieur Sapin ma méthode, qui combine à la fois des projets ambitieux pour le long terme et des actions à mettre en œuvre dans l'immédiat. Nous avons rencontré ensemble les dirigeants et les salariés d'Onxeo, qui nous ont exposé les difficultés auxquelles ils font face pour développer leurs activités en Europe. La société Onxeo est le symbole de ce que nous essayons d'accomplir en Europe à travers l'Union des marchés de capitaux : une société innovante, pan-européenne et en pleine expansion".

"Pour élargir notre portefeuille, renforcer notre visibilité à l'international, il nous était nécessaire de dépasser les frontières françaises en nous déployant en Europe, d'où la fusion entre BioAlliance Pharma et Topotarget. Nous l'avons géré, mais cela a été un processus lourd et complexe pour des entreprises de notre taille", a rappelé la dirigeante d'Onxeo. Mme Greciet a aussi pris l'exemple de l'augmentation de capital réalisée en décembre 2014 avec maintient du droit préférentiel de souscription pour les actionnaires français et danois ; un financement qui a été particulièrement complexe à mettre en oeuvre et dont le montant a été en partie contraint par les règles danoises. "Si l’Union des marchés de capitaux simplifie les opérations comme celles que nous avons réalisées, alors ce sera un succès. Pour aller plus loin, le financement des entreprises doit dépasser le seul plan national, il doit être plus large et transfrontalier, pour que les sociétés puissent faire de la croissance dans de bonnes conditions."

"Notre moteur, c’est d’apporter un espoir à des patients aujourd’hui en grande difficulté. En apparence, il y a loin de notre métier, de notre savoir-faire, à la finance internationale et à l’Union des marchés de capitaux. Mais, si vous ancrez cette réforme dans la pratique concrète et la vie des entreprises, vous aurez mis la finance au service des entrepreneurs et de la croissance !", a-t-elle appelé de ses voeux.

La Commission Juncker souhaite notamment éliminer les obstacles aux investissements transnationaux dans l’UE, afin de permettre aux entreprises d'obtenir plus facilement les financements dont elles ont besoin, en développant et en diversifiant les sources de financements au-delà du financement bancaire (comme les marchés des capitaux, le capital-risque, le financement participatif et la gestion d’actifs). En cela, les entreprises connaissant une forte croissance mais un fonds de roulement limité -cas typique de 99 % des biotechs qui sont de facto inéligibles à tout prêt bancaire- pourraient plus spécialement en bénéficier.

Lors de la visite chez Onxeo, le Commissaire a détaillé les mesures prioritaires pour mettre en place d'ici à 2019 cette union des marchés des capitaux qui contribuera à mobiliser des capitaux pour les acheminer vers ttoutes les entreprises, y compris les plus petites, qui en ont besoin pour se développer et créer des emplois, tout en offrant aux ménages de meilleures solutions pour épargner.

M. Hill a aussi exposé des projets à portée immédiate, à l'instar de la révision (d'ici la fin de l'année) de la directive sur les prospectus pour la rendre plus accessible aux petites entreprises. Une mesure qui faciliterait à l'avenir la tâche d'entreprises comme Onxeo qui a dû produire ce document en deux langues et en fonction de trois systèmes règlementaires : français, danois et européen...

À lire aussi :

Union des marchés des capitaux : un plan d’action pour doper le financement des entreprises et des investissements (communiqué de la Commission détaillant le dispositif)

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