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Transgene concocte une nouvelle génération de virus oncolytiques

L'action TNG affiche près de 20 % de gains en l'espace d'une semaine alors que se tient l'AACR 2016

La participation de Transgene à la réunion annuelle de l'AACR (American Association for Cancer Research) permet au titre TNG de conforter son avance avec un gain de 6,5% mardi en séance, soit une progression de près de 20% en l'espace d'une semaine. Transgene a présenté lors de la réunion, qui se tient à la Nouvelle-Orléans du 16 au 20 avril, des données précliniques d'un nouveau vecteur viral oncolytique développé par ses propres équipes. Avec PexaVec, sous licence de SillaJen, Transgene détient un premier programme de virothérapie, une nouvelle catégorie de traitements du cancer qui pourrait receler un potentiel significatif en particulier en association avec les inhibiteurs de checkpoints, la catégorie phare à l'heure actuelle.

Le principe d'un virus oncolytique a aujourd'hui dépassé la preuve de concept puisqu'un premier traitement de ce type, talimogene laherparepvec (T-Vec) a été mis sur le marché en 2015 par Amgen sous le nom commercial d'Imlygic, démontrant un réel intérêt des agences règlementaires (aussi bien aux USA qu'en Europe).

Des virus oncolytiques armés d’anticorps

Au travers d'un poster intitulé «Vectorization in an oncolytic vaccinia virus of an antibody, a Fab and a scFv against programmed cell death-1 (PD-1) allow their intratumoral delivery and an improved tumor-growth inhibition», Transgene a présenté des données précliniques sur trois virus de la vaccine oncolytiques contenant chacun un format différent d’un anticorps bloqueur PD-1 :

  • soit l'anticorps entier (mAb) ;
  • soit le fragment se liant à l'antigène (Fab) ;
  • soit les fragments variables fusionnés (scFv).

Les résultats présentés, notamment dans un modèle de sarcome, justifient selon la société de poursuivre le développement de ces nouvelles générations de virus oncolytiques armés d'anticorps. "Les données présentées à la réunion annuelle de l’AACR sont un exemple des recherches innovantes menées à Transgene et mettent en évidence notre expertise en vectorisation virale" a déclaré Eric Quéméneur, Directeur général adjoint et directeur de la Recherche et du Développement de Transgene. "Notre objectif est de développer une nouvelle génération d’immunothérapies virales oncolytiques capables d’apporter des fonctionnalités anti-cancéreuses multiples, telles que les bloqueurs de points de contrôle immunitaire, directement dans le micro-environnement tumoral. Ces oncolytiques multifonctionnels, développés par Transgene, devraient conduire à des options de traitements plus efficaces et mieux supportés, tout en maîtrisant les coûts de traitement pour les patients et leurs systèmes de santé", a-t-il expliqué.

Le virus oncolytique Pexa-Vec, premier programme de Transgene dans ce domaine

Avec Pexa-Vec, Transgene dispose d'ores et déjà d'un programme clinique dans le domaine des virus oncolytiques, qui plus est à un stade avancé puisque le produit (pexastimogene devacirepvec) est entré en phase 3 en janvier dernier dans le carcinome hépatocellulaire, la forme de cancer du foie la plus fréquente. Pexa-Vec a été développé à partir du virus de la vaccine, un vecteur thérapeutique bien connu pour avoir permis l'éradication complète de la variole il y a une trentaine d'années (les deux virus sont assez proches). Le virus est classiquement atténué de façon à ne pas transmettre la maladie, mais surtout modifié de façon à détruire sélectivement les cellules cancéreuses, à perturber la vasularisation de la tumeur et à recruter des cellules du système immunitaire pour la combattre.

Transgene ne détient cependant pas tous les droits du produit, qui a été mis au point par Jennerex (devenu SillaJen). C'est SillaJen qui conduit seul l'étude de phase 3 dans le carcinome hépatocellulaire. Transgene prévoit de lancer indépendamment dans le courant de 2016 deux études en combinaison avec des inhibiteurs de checkpoints immunitaires : une étude avec nivolumab (Sorafénib) en HCC avancé et une autre avec ipilimumab (Yervoy) en cancer avancé.

Début janvier, l’annonce du démarrage de la phase pivot de Pexa-Vec avait entraîné un bond de plus de 50 % de Transgene en trois séances, mais cette envolée avait été vite suivie d’une correction de 33% en un mois. La volatilité reste très forte sur le titre TNG comme on le voit avec ces nouvelles données sur des versions de VV armées d'anticorps, données qui restent à un stade préclinique. À surveiller également, la publication attendue le 21 avril des résultats de l'entreprise au premier trimestre.

 

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