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DBV Technologies marque encore des points grâce aux données d’OLFUS sur Viaskin Peanut

Plus les données cliniques s’accumulent sur Viaskin Peanut, plus elles mettent en valeur son activité thérapeutique. Sans doute la marque d’un futur traitement majeur dans une pathologie à très forte incidence, les allergies alimentaires. Ainsi, les premiers résultats de suivi de deux ans de l’efficacité du patch pour traiter les enfants allergiques à l’arachide viennent encore conforter le consensus des analystes quant au succès de la phase 3 en cours et in fine quant à la mise sur le marché du produit. Le titre en profitait pour gagner encore plus de 4% à 67,21 euros mardi en fin d'après-midi.

Comme dans les - nombreuses- précédentes études, les données recueillies dans OLFUS (étude de suivi des patients de la phase 2b VIPES) ont montré un profil d’innocuité très favorable –aucun effet indésirable grave, a fortiori aucune injection d’adrénaline- ainsi qu’un taux d’observance élevé.

Sur un total de 36 mois, dont 24 mois de suivi avec la dose optimale de 250 microgrammes, le bénéfice thérapeutique a été largement maintenu dans le temps (83% des enfants répondeurs), une capacité à tolérer une dose plus importante chez une proportion significative de patients, et une traduction de cette désensibilisation réussie dans les marqueurs biologiques correspondants (baisse des IgE spécifiques à l’arachide, tout en maintenant le taux d’immoglobulines IgG4).

Les analystes de Natixis soulignent que la bonne nouvelle de ces résultats est que le taux de répondeurs reste élevé au bout de 36 mois à 83% (80% des patients à 24 mois). En outre, la dose cumulée réactive moyenne (la dose d'arachide nécessaire à déclencher une réaction allergie) a encore augmenté depuis les résultats à 24 mois : elle passe de 1.883,5 mg à 2.454 mg. Plusieurs enfants ont même atteint une DCR de 5.040 mg (l’équivalent de plus de 20 cacahuètes !) : « la meilleure preuve que la désensibilisation fonctionne ». Enfin, Natixis remarque que le taux d'abandon de l'étude reste très faible (14% des patients traités sur 3 ans) ce qui constitue un élément important pour un traitement sur le long terme.

Compte tenu d'une prévalence de 3% de l'allergie à l'arachide chez les enfants entre 3 et 11 ans (particulièrement marquée aux USA) et avec un prix de vente estimé à 15 dollar par jour (14 euros) Le bureau d’études estime le potentiel de chiffre d’affaires de Viaskin Peanut à près de 2 milliards d’euros. Toutefois, avec un cours proche de son estimation de juste valeur à 65 euros, Natixis maintient un avis neutre sur l’action.

Portzamparc souligne lui aussi que les résultats d’OLFUS-VIPES viennent confirmer les principaux points clés du Viaskin Peanut à commencer par son innocuité (ni SAE ni a fortiori de recours à l’adrénaline), la forte observance (95,5% en médiane) et enfin un taux de réponse élevé (83% de répondeurs). A la fin des 24 mois d'observation, la dose cumulée réactive moyenne (CRD) s'inscrit à 2,5g, soit l'équivalent d'une dizaine de cacahuètes, contre moins d’une cacahuète au départ. L'utilisation du produit sur une année supplémentaire vient également améliorer la CRD moyenne d'environ 0,6 g. Enfin, apprécie Portzamparc, DBV Technologies a pu démontrer un effet durable dans le temps du traitement après son arrêt : deux mois après la fin du traitement, les patients ne réagissant pas à des CRD supérieures à 1,4g gardaient le même profil de tolérance. « Ces données s'annoncent comme une excellente nouvelle pour la société et viennent confirmer nos hypothèses hautes », se félicite l’analyste qui ajuste à la hausse son estimation des probabilités de réussite (80% pour la phase 3 en cours et 94% de chances d’approbation). En conséquence, Portzamparc relève sa recommandation à « acheter » au lieu de « renforcer », en visant 85 euros par action.

Quant à Leerink, acheteur, les analystes de la banque d’affaire américaine rappellent que Viaskin Peanut bénéficie d’un profil de sécurité plus favorable que celui d’AR101, son concurrent développé par Aimmune, tout en soulignant qu’en tout état de cause, le marché de l’allergie aux arachides est suffisamment vaste pour deux produits.

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