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OSE Pharma et Effimune fusionnent pour créer un nouveau leader en immunothérapie

Le nouveau groupe sera à la fois présent sur l'immunothérapie dite active et l'immunothérapie de régulation

OSE Pharma, introduite en Bourse en 2015, va considérablement changer de dimension : la société dirigée par Dominique Costantini, laquelle avait confié à BiotechBourse avoir "d'autres projets à faire avancer" en 2016 en plus de la conduite de l'essai de phase 3 sur Tedopi, a signé un accord avec la société nantaise Effimune, qui s'était fait remarquer dès 2013 en signant un parternariat avec Janssen Biotech pour sa molécule FR104 (fragment d’anticorps monoclonal anti-CD28). Le rapprochement correspond tout à fait à la vision exposée par Madame Costantini lorsqu'elle soulignait l'intêret potentiel d'associer l'activité du Tedopi à celle d'autres voies immunitaires, comme l'immunothérapie de régulation.

La nouvelle société bénéficierait, selon les termes du communiqué de presse publié mercredi soir, d'un portefeuille équilibré ouvrant des perspectives de croissance importantes et disposerait d'une visibilité financière d'environ deux ans pour faire avancer ses projets vers une plus grande attractivité. L'objectif est de créer un nouvel acteur international avec des immunothérapies innovantes d'activation ou de régulation. Ces produits de nouvelle génération sont optimisés afin de mieux cibler les récepteurs clés de la réponse immune activatrice ou régulatrice et permettre une pérennisation de l'effet thérapeutique dans le temps.

Concrètement, OSE Pharma devrait absorber Effimune dans le cadre d'une fusion au terme de laquelle les actionnaires d'Effimune recevraient 1,93 action nouvelle d'OSE Pharma (correspondant à l'émission d'environ 4 millions de titres OSE Pharma, soit 40 % du capital actuel) pour 1 action d'Effimune détenue. Les actionnaires d'OSE Pharma détiendraient environ 71 % du capital de l'entité fusionnée et les actionnaires actuels d'Effimune (fondateurs, business angels et familiaux) environ 29 %. Le nouveau groupe sera rebaptisé « OSE Immunotherapeutics » et son siège social sera transféré de Paris à Nantes, où Effimune bénéficie aujourd'hui d'une forte implantation académique. Dominique Costantini assurera la direction générale de l'entreprise, Maryvonne Hiance, la fondatrice d'Effimune deviendrait vice-présidente du conseil d'administration, aux côtés d'Emile Loria, Président. Bernard Vanhove sera nommé DG délégué en charge de la R&D et des collaborations scientifiques internationales et Alexis Peyroles, DG délégué reponsable des opérations, de la finance et des accords et licences dans la nouvelle entité.

Le projet sera soumis aux actionnaires de chaque entreprise lors d'AGE qui pourraient se tenir à la fin du deuxième trimestre.

OSE Immunotherapeutics disposerait d'un socle technologique innovant, d'un savoir-faire de sélection et d'optimisation du ciblage de récepteurs, et d'expertises du développement dans toutes les phases nécessaires jusqu'à leur enregistrement. Les développements seraient menés par les équipes en interne ou à travers des partenariats industriels stratégiques.

Le portefeuille produit comporterait deux produits en phase de développement clinique :

- Tedopi, une immunothérapie T spécifique activant des lymphocytes T cytotoxiques, en phase 3 dans le cancer du poumon NSCLC qui pourrait faire l'objet en 2017 d'une phase 2 supplémentaire en combinaison avec un checkpoint inhibiteur, en partenariat avec un organisme de recherche européen.
- FR104, un fragment d'anticorps monoclonal optimisé ciblant le récepteur CD28, un récepteur clé des lymphocytes T effecteurs (qui deviennent délétères dans les maladies auto-immunes et la transplantation) actuellement en phase 1 ; à la suite de l'option de licence acquise dès la phase préclinique, Janssen pourrait lever son option au deuxième semestre 2016 pour la suite du développement clinique en phase 2.

Au stade préclinique, le pipeline combiné comprendrait :
- Effi-7, anticorps monoclonal immunomodulateur visant le récepteur CD127, développé dans les maladies auto-immunes et la transplantation dans le cadre du consortium EFFIMab (dont Effimune est le chef de file avec l'INSERM, l'APHP, le CHR de Lille et PxTherapeutics) financé par Bpifrance pour un montant de 9,1 millions d'euros.
- Effi-dem, inhibiteur de checkpoint de deuxième génération, visant des cellules suppressives particulières présentes dans le microenvironnement tumoral et associées à un mauvais pronostic (cellules myéloïdes suppressives dites MDS et cellules macrophagiques associées aux tumeurs appelées TAM, très présentes dans le microenvironnement des tumeurs agressives et liées à la progression maligne).

En recherche et développement, la nouvelle entité pourrait développer d'autres candidats médicaments visant des nouveaux récepteurs d'intérêt dans les maladies auto-immunes et inflammatoires, l'immuno-oncologie et la transplantation. La nouvelle dimension de la société lui donnerait la capacité de renforcer ses activités d'accords et licences pour assurer son développement et contribuer de manière significative à couvrir ses besoins en trésorerie, avec des redevances et des paiements d'étape, indiquent les deux groupes dans leur communiqué commun.

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